Encore 4,3 V/m à 4km de l'émetteur: Les antennes de Sottens
Verfasst: 2. Dezember 2004 14:13
© 24 Heures; 02.12.2004; page 37
Broye
Les antennes de Sottens dans le collimateur
La Municipalité doit « tout mettre en œuvre pour que cessent les nuisances électromagnétiques ». Le Conseil général en a voté le principe.
SAINT-CIERGES L'antenne ondes courtes de Sottens sera prochainement démontée. Mais pour certains, cela ne suffit pas: les autres pylônes doivent aussi disparaître !
C'est notamment l'avis de Jean de Pingon, un historien résidant dans le village de Saint-Cierges, un peu plus de 400 âmes, « victime des perturbations de l'émetteur national » proche de quatre kilomètres. En séance du Conseil général, jeudi passé, il a fait adopter une motion revendiquant que « les habitants ne soient plus tenus de subir ses nuisances électromagnétiques ».
Dans cette optique, l'auteur du texte exhorte « la Municipalité à tout mettre en œuvre pour que cesse cette pollution ». D'autant que les deux antennes encore en activité ne servent plus qu' à relayer Option Musique: « La diffusion de cette seule chaîne ne relève plus de l'intérêt général comme c'était le cas avant », estime-t-il. Chez Swisscom Broadcast, la société qui exploite l'émetteur national, personne n'a tenu à commenter cette information. Du côté de la Municipalité de Saint-Cierges, la motion de Jean de Pingon relance un débat, vieux de plusieurs années, concernant l'antenne de téléphonie mobile installée, en 1998, sur le toit de l'école du village par Swisscom.
Des esprits embrouillés
« En faisant pression sur l'opérateur — deux de ses filiales gèrent, l'une, le mât de Saint-Cierges, l'autre, l'émetteur de Sottens —, on espère parvenir à nos fins pour l'une ou l'autre de ces deux installations, explique Nicole Gijsbers, municipale en charge du dossier. Des mesures effectuées à l'époque par le SEVEN, le Service de l'environnement et de l'énergie de l'E tat de Vaud, laissent apparaître un champ électrique maximal de 4, 3 V / m alors que la valeur limite fixée par l'O rdonnance fédérale sur les rayonnements non ionisants (ORNI) est de 4 V / m. Toutefois, le SEVEN l'admet: « Les mesures sont influencées par Sottens ».
De quoi embrouiller les esprits … En l'absence d'études épidémiologiques sérieuses, Jean de Pingon avance « le principe de précaution » — une notion acquise à Genève, dans certaines régions de France ou au Vatican. Ardent défenseur des causes environnementales et écologiques, l'homme n'en est pas à son coup d'essai. C'est lui, déjà, qui était à l'origine de la résolution demandant de déplacer l'antenne de l'école de Saint-Cierges. « Je ne veux pas jouer au Don Quichotte qui part à l'assaut de l'émetteur national, insiste-t-il.
Mais il y a quelque chose de pas normal. Et c'est pour les enfants que je m'engage dans ce combat. » Refusant de se résigner, le motionnaire songe même à réactiver une association régionale, mise en veilleuse depuis une quinzaine d'années.
Francis Granget
Broye
Les antennes de Sottens dans le collimateur
La Municipalité doit « tout mettre en œuvre pour que cessent les nuisances électromagnétiques ». Le Conseil général en a voté le principe.
SAINT-CIERGES L'antenne ondes courtes de Sottens sera prochainement démontée. Mais pour certains, cela ne suffit pas: les autres pylônes doivent aussi disparaître !
C'est notamment l'avis de Jean de Pingon, un historien résidant dans le village de Saint-Cierges, un peu plus de 400 âmes, « victime des perturbations de l'émetteur national » proche de quatre kilomètres. En séance du Conseil général, jeudi passé, il a fait adopter une motion revendiquant que « les habitants ne soient plus tenus de subir ses nuisances électromagnétiques ».
Dans cette optique, l'auteur du texte exhorte « la Municipalité à tout mettre en œuvre pour que cesse cette pollution ». D'autant que les deux antennes encore en activité ne servent plus qu' à relayer Option Musique: « La diffusion de cette seule chaîne ne relève plus de l'intérêt général comme c'était le cas avant », estime-t-il. Chez Swisscom Broadcast, la société qui exploite l'émetteur national, personne n'a tenu à commenter cette information. Du côté de la Municipalité de Saint-Cierges, la motion de Jean de Pingon relance un débat, vieux de plusieurs années, concernant l'antenne de téléphonie mobile installée, en 1998, sur le toit de l'école du village par Swisscom.
Des esprits embrouillés
« En faisant pression sur l'opérateur — deux de ses filiales gèrent, l'une, le mât de Saint-Cierges, l'autre, l'émetteur de Sottens —, on espère parvenir à nos fins pour l'une ou l'autre de ces deux installations, explique Nicole Gijsbers, municipale en charge du dossier. Des mesures effectuées à l'époque par le SEVEN, le Service de l'environnement et de l'énergie de l'E tat de Vaud, laissent apparaître un champ électrique maximal de 4, 3 V / m alors que la valeur limite fixée par l'O rdonnance fédérale sur les rayonnements non ionisants (ORNI) est de 4 V / m. Toutefois, le SEVEN l'admet: « Les mesures sont influencées par Sottens ».
De quoi embrouiller les esprits … En l'absence d'études épidémiologiques sérieuses, Jean de Pingon avance « le principe de précaution » — une notion acquise à Genève, dans certaines régions de France ou au Vatican. Ardent défenseur des causes environnementales et écologiques, l'homme n'en est pas à son coup d'essai. C'est lui, déjà, qui était à l'origine de la résolution demandant de déplacer l'antenne de l'école de Saint-Cierges. « Je ne veux pas jouer au Don Quichotte qui part à l'assaut de l'émetteur national, insiste-t-il.
Mais il y a quelque chose de pas normal. Et c'est pour les enfants que je m'engage dans ce combat. » Refusant de se résigner, le motionnaire songe même à réactiver une association régionale, mise en veilleuse depuis une quinzaine d'années.
Francis Granget