Oppositions aux antennes téléphoniques: un avis de droit

The Future's Black

Oppositions aux antennes téléphoniques: un avis de droit

Beitrag von The Future's Black » 2. Dezember 2004 14:21

© Le Temps; 01.12.2004

économie

Oppositions aux antennes téléphoniques

Les sites choisis par les sociétés de téléphonie mobile pour installer leurs antennes paraboliques peuvent susciter des résistances acharnées. A tel point d'ailleurs que, récemment, le Tribunal fédéral a été appelé à devoir refuser certains des sites choisis.

Le dernier cas qu'il a jugé (1A.22/1 P.66/2004) concerne le refus d'accorder une autorisation à une société qui désirait installer plusieurs antennes paraboliques dans un village vaudois. Devant le Tribunal fédéral, la société de téléphonie mobile éconduite par les autorités vaudoises avait sorti des arguments de poids à l'appui de son recours. En vain. Le Tribunal fédéral n'a en particulier pas été sensible à l'argumentation demandant que soient pris en considération les intérêts de la population et des milieux économiques à pouvoir bénéficier d'une couverture optimale du territoire. En effet, il a jugé que cet intérêt public ne justifiait pas de déroger aux règles de droit public communal relatives à la conformité de la zone à bâtir concernée auxquelles les opérateurs doivent aussi se soumettre. Ainsi, ils ne peuvent prétendre pouvoir réaliser des équipements de téléphonie mobile sur n'importe quelle partie du territoire d'une commune.

Le cas précédent (4P.158/4C.210/2003) concerne l'installation de plusieurs antennes sur le toit d'un immeuble locatif genevois. Des voisins s'étant plaints des risques pour la santé provenant des champs électromagnétiques dégagés par les antennes, les autorités s'avisèrent de soumettre à autorisation le maintien de ces installations. Faute par la société de téléphonie mobile d'avoir sollicité une telle autorisation, les juges cantonaux avaient admis la demande du propriétaire de l'immeuble qui sollicitait que les antennes installées sur le toit soient retirées. Le Tribunal fédéral a confirmé cette décision. Dans ce cadre, il a en effet rappelé que la situation juridique en matière de téléphonie mobile s'était largement modifiée depuis que le Conseil fédéral avait adopté une ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI). Cette évolution justifie par conséquent que les installations de téléphonie mobile soient dorénavant soumises à autorisation. Cela d'autant plus que l'ORNI implique un contrôle des limitations des émissions de rayonnement non ionisant, ce qui suppose une autorisation de police afin d'assurer un contrôle préventif.


Auteur: Patrick Blaser, Avocat, associé de l'étude Borel & Barbey

Gigaherz

Re: deutsche Übersetzung des Beitrags

Beitrag von Gigaherz » 6. Dezember 2004 16:25

Unserem Mitglied Uli Mauch verdanken wir die deutsche Übersetzung des vorhergehenden Beitrags. Danke!

Le Temps, 1.12.2004

Wirtschaft

Widerstand gegen Mobilfunkantennen

Die von den Telephongesellschaften gewählten Standorte für Antennen können hartnäckige Widerstände hervorrufen. In dem Masse übrigens, dass das Bundesgericht kürzlich gewisse Standorte ablehnen musste.
Der letzte Fall, den es beurteilt hat (1A.22/1P.66/2004), betrifft die Ablehnung einer Bewilligung für eine Gesellschaft, die in einem waadtländischen Dorf mehrere Parabolantennen aufstellen wollte. Vor dem Bundesgericht hatte die von den Waadtländer Behörden abgewiesene Mobilfunkgesellschaft gewichtige Argumente vorgebracht, um ihren Rekurs zu stützen. Vergeblich. Das Bundesgericht hat insbesondere die Argumentation nicht gelten lassen, wonach das Interesse der Bevölkerung und der Wirtschaft an einer optimalen Abdeckung berücksichtigt werden müsse. In der Tat hat es befunden, dass dieses öffentliche Interesse keine Abweichung von den Regeln des öffentlichen Rechts betreffend Bauzonen rechtfertige. Auch die Mobilfunkgesellschaften müssen sich diesen unterziehen. Sie können nicht verlangen, Mobilfunkanlagen auf jeder beliebigen Parzelle einer Gemeinde zu errichten.

Der vorhergehende Fall (4P.158/4C.210/2003) betrifft die Errichtung mehrerer Antennen auf dem Dach eines Genfer Wohngebäudes. Nachdem sich Nachbarn über die von den elektromagnetischen Feldern herstammenden gesundheitlichen Risiken beklagt hatten, beschlossen die Behörden, den Weiterbetrieb dieser Anlagen von einer Bewilligung abhängig zu machen. Da die Mobilfunkgesellschaft eine solche Bewilligung nicht verlangt hatte, hatten die kantonalen Richter dem Gesuch des Besitzers des Gebäudes zugestimmt, wonach die Antennen zu entfernen seien. Das Bundesgericht hat diese Entscheidung bestätigt. In diesem Zusammenhang hat es daran erinnert, dass sich die juristische Situation im Bereich des Mobilfunks grundlegend geändert habe, seitdem der Bundesrat die NIS-Verordnung beschlossen habe. Diese Entwicklung rechtfertigt, dass Mobilfunkanlagen der Bewilligungspflicht unterstellt werden. Dies umso mehr, als die NISV eine Kontrolle der Strahlungsbegrenzung impliziert, was eine behördliche Bewilligung voraussetzt.

Verfasser: Patrick Blaser, Anwalt, Partner der Kanzlei Borel & Barbey

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